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Géolocalisation camion : fonctionnement, coût et réglementation

Comment fonctionne la géolocalisation d’un camion ? Découvrez les modes de connexion, les coûts et les règles CNIL pour votre flotte.

Kaajal Gungadeen

Célian Chesnoy

Sales & Marketing Manager France

· 5 min de lecture

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La géolocalisation d’un camion permet de suivre sa position, de retrouver ses trajets et de mieux gérer l’exploitation d’une flotte. Le système repose généralement sur un boîtier télématique qui transmet les données à une plateforme de gestion. Son coût dépend du matériel, de l’installation, de l’abonnement et des fonctionnalités choisies.

Pour un transporteur, une entreprise du BTP ou un loueur de matériel, le choix ne se limite pas à la précision du GPS. Il faut aussi déterminer comment connecter les véhicules, quelles données exploiter et quelles règles respecter.

Fleeti permet de centraliser les données de géolocalisation des véhicules, des remorques et des engins sur une même plateforme, pour faciliter le suivi du parc et le pilotage de son activité.


Comment fonctionne la géolocalisation d’un camion ?

Un système de géolocalisation détermine la position d’un camion grâce aux signaux satellites, puis transmet les informations à une plateforme par réseau mobile. Le gestionnaire de flotte peut consulter les positions, l’historique des trajets et les données disponibles selon l’équipement installé.

Le fonctionnement repose sur trois éléments :

  • Le récepteur GNSS : il calcule la position du véhicule à partir des signaux de plusieurs satellites. Le GPS est l’un des systèmes de navigation par satellite utilisés à cette fin.

  • Le moyen de transmission : un boîtier télématique équipé d’une carte SIM envoie les données par réseau mobile. Une connexion constructeur peut également transmettre les données du véhicule sans ajout de boîtier.

  • La plateforme de gestion : elle affiche les informations sur une carte, conserve l’historique selon les paramètres définis et permet de configurer des alertes.

Les données disponibles varient selon le véhicule, le mode de connexion et les fonctionnalités souscrites. La position peut notamment être associée à l'heure, à la vitesse, au kilométrage ou à l'état du contact.


Quelle est la précision de la géolocalisation d’un camion ?

La précision dépend du récepteur, de la disponibilité des signaux satellites et de l’environnement. Selon GPS.gov, des récepteurs GPS civils de haute qualité à fréquence unique peuvent atteindre une précision horizontale de 1,82 mètre ou moins dans 95 % des cas. Cette valeur ne constitue pas une garantie pour tous les dispositifs de géolocalisation.

En circulation, les bâtiments, les ponts, les arbres ou les infrastructures souterraines peuvent dégrader la réception. La précision réelle dépend donc du matériel utilisé et des conditions dans lesquelles le camion se trouve.

Pour une flotte professionnelle, la fréquence de transmission compte également : des positions remontées à intervalles rapprochés permettent un suivi plus détaillé qu’une transmission espacée.

Source : GPS.gov, précision du GPS.


Que se passe-t-il lorsque le camion perd le réseau ?

Le GPS peut continuer à déterminer la position du camion même lorsque le réseau mobile est indisponible. En revanche, la plateforme ne reçoit pas nécessairement les nouvelles positions en temps réel.

Certains boîtiers mémorisent les données localement et les transmettent lorsque la connexion revient. Cette fonctionnalité mérite d’être vérifiée pour les flottes qui circulent en zone rurale, sur des chantiers isolés ou dans des régions où la couverture mobile est limitée.


Comment alimenter un système de géolocalisation ?

Un boîtier télématique installé sur un camion peut être alimenté par la batterie du véhicule. Pour une remorque ou un équipement sans alimentation permanente, un dispositif autonome sur batterie peut être plus adapté.

L’autonomie du matériel, la fréquence des relevés et les conditions d’utilisation influencent alors le rythme de transmission des données.


Quels modes de connexion choisir pour une flotte de camions ?

Il existe trois principales solutions pour connecter des camions, des remorques et des engins : la connexion aux données constructeur, le boîtier télématique et le capteur IoT autonome. Le choix dépend de l’âge du parc, des équipements disponibles et des informations recherchées.


La connexion constructeur par API

La connexion constructeur permet de récupérer les données disponibles directement auprès du constructeur, via une interface informatique appelée API. Elle évite généralement l’installation d’un boîtier supplémentaire et l’immobilisation du véhicule pour cette opération.

Sa disponibilité dépend toutefois de la marque, du modèle, des services connectés et des données accessibles. Elle ne couvre donc pas nécessairement l’ensemble d’un parc, notamment les véhicules anciens, certaines remorques ou les engins de chantier.


Le boîtier télématique

Le boîtier télématique est installé sur le véhicule afin de transmettre les données nécessaires au suivi de la flotte. Il constitue une solution pour les véhicules qui ne disposent pas d’une connexion constructeur exploitable ou lorsque des fonctionnalités supplémentaires sont nécessaires.

Selon le matériel et la plateforme, il peut notamment permettre de suivre les positions, les kilomètres parcourus et les données d’utilisation. Certaines solutions proposent également des fonctionnalités complémentaires, comme l'identification du conducteur ou l'immobilisation à distance.


Le capteur IoT autonome pour les remorques et les engins

Un capteur IoT autonome permet de localiser un équipement qui ne dispose pas d’une alimentation permanente. Il peut être installé sur une remorque détachée de son tracteur, une benne ou un engin stationné sur un chantier.

Pour préserver la batterie, ces dispositifs transmettent généralement les données moins fréquemment que les boîtiers alimentés en continu. Ils sont particulièrement utiles pour retrouver un équipement et recevoir une alerte lorsqu’il entre dans une zone ou en sort.


Peut-on combiner plusieurs modes de connexion ?

Oui. Une flotte composée de camions récents, de véhicules plus anciens, de remorques et d’engins peut associer plusieurs modes de connexion.

La connexion constructeur peut couvrir les véhicules compatibles, tandis que des boîtiers ou des capteurs autonomes complètent le dispositif. L’objectif est de centraliser les données disponibles dans une seule interface, sans imposer un mode de connexion identique à tous les équipements.


Quel mode de connexion choisir pour votre flotte ?

Données constructeur, boîtier télématique ou capteur IoT : identifiez la solution adaptée à vos camions, remorques et engins, et centralisez vos données sur une seule plateforme.

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Quelles données peut-on récupérer grâce à la géolocalisation d’un camion ?

Les données accessibles dépendent du système installé et des informations transmises par le véhicule ou ses capteurs. Elles peuvent servir à suivre les déplacements, à contrôler l’utilisation du parc et à anticiper certaines opérations de maintenance.


Positions, trajets et arrêts

L’historique des positions permet de reconstituer les trajets, d’identifier les arrêts et d’estimer les heures d’arrivée. Ces informations aident les équipes d’exploitation à suivre les tournées et à répondre plus facilement aux demandes des clients.

Les outils de géolocalisation ne remplacent pas nécessairement un logiciel de navigation poids lourd. Pour planifier un itinéraire adapté au gabarit, au poids ou aux restrictions de circulation, il faut vérifier que la solution intègre ces fonctions ou peut se connecter à un outil dédié.


Géorepérage et alertes

Le géorepérage, également appelé geofencing, consiste à définir une zone virtuelle autour d’un dépôt, d’un chantier ou d’un autre lieu stratégique.

Une alerte peut être déclenchée lorsqu’un véhicule entre dans cette zone ou en sort. Cette fonctionnalité facilite notamment le suivi des mouvements sur les sites, la surveillance des équipements et le contrôle des déplacements non prévus.

Pour aller plus loin, consultez notre article sur le [geofencing appliqué à la sécurité d’une flotte].


Kilométrage, utilisation et maintenance

Le kilométrage et, lorsque les données sont disponibles, les heures de fonctionnement permettent de planifier les opérations d’entretien. Les gestionnaires peuvent ainsi suivre les échéances et limiter les oublis de maintenance.

Sur les véhicules et équipements compatibles, des capteurs supplémentaires peuvent également signaler un choc, surveiller la température ou fournir des données sur la consommation. Ces informations contribuent au suivi de l’état du parc et à l’identification de certains postes de dépense.

Les fonctionnalités de sécurité, comme l’immobilisation à distance, dépendent du matériel installé et des conditions prévues par le fournisseur.


Combien coûte la géolocalisation d’un camion ?

Le coût d’un système de géolocalisation dépend du mode de connexion, du matériel nécessaire, des frais d’installation et de l’abonnement à la plateforme. Pour comparer les offres, il est préférable de calculer le coût total par camion sur la durée d’utilisation prévue.

Les tarifs varient selon le volume de la flotte, la durée d’engagement et les fonctionnalités retenues. En l’absence de grille tarifaire publique et comparable entre fournisseurs, un devis reste nécessaire pour obtenir un montant fiable.


Achat ou location du boîtier

L’achat du boîtier implique un investissement initial. L’entreprise devient propriétaire du matériel, mais doit intégrer son coût au budget de déploiement.

La location permet d’étaler la dépense dans le temps. Elle peut toutefois s’accompagner d’une durée d’engagement et de conditions particulières concernant le matériel à la fin du contrat.

Avant de choisir, vérifiez les frais d’installation, les modalités de résiliation, le remplacement du matériel défectueux et les conditions de restitution.


Quelles options font varier le prix ?

Le coût de l’abonnement dépend notamment des fonctionnalités incluses. Selon les besoins de la flotte, certaines options peuvent entraîner des frais supplémentaires :

  • l’identification des conducteurs ;

  • le téléchargement à distance des données du tachygraphe ;

  • le suivi de température pour les transports sous température dirigée ;

  • les alertes avancées et certaines fonctions de sécurité ;

  • les capteurs complémentaires pour les remorques et les engins.

Il est utile de distinguer les fonctionnalités indispensables à l’exploitation de celles qui répondent à des besoins plus ponctuels.


Quelles sont les règles de la CNIL pour la géolocalisation des conducteurs ?

En France, la géolocalisation d’un véhicule professionnel utilisé par un salarié doit respecter les règles relatives à la protection des données personnelles. L’employeur doit pouvoir justifier la finalité du dispositif, informer les personnes concernées et limiter la collecte à ce qui est nécessaire.

La CNIL encadre notamment les finalités autorisées, les durées de conservation, les accès aux données et la possibilité de désactiver la géolocalisation en dehors du temps de travail.


Dans quels cas l’employeur peut-il géolocaliser un camion ?

La géolocalisation peut notamment servir à :

  • suivre, justifier et facturer une prestation de transport ;

  • assurer la sécurité du conducteur, du véhicule ou de la marchandise ;

  • retrouver un véhicule en cas de vol ;

  • affecter les moyens disponibles à des interventions réparties sur plusieurs sites ;

  • respecter certaines obligations légales ou réglementaires.

En revanche, le dispositif ne peut pas servir à contrôler le respect des limitations de vitesse ni à surveiller en permanence les salariés. Il ne doit pas non plus collecter leur position en dehors du temps de travail, ni suivre les représentants du personnel dans le cadre de leur mandat.

La CNIL prévoit également des restrictions lorsque le salarié dispose d’une liberté dans l’organisation de ses déplacements.


Combien de temps conserver les données de géolocalisation ?

Selon la fiche de référence de la CNIL consacrée aux véhicules des salariés, les données de géolocalisation sont conservées pendant deux mois au maximum en principe.

Des durées plus longues peuvent être justifiées dans certains cas :

  • jusqu’à un an pour optimiser les tournées ou prouver une intervention, lorsqu’aucun autre moyen ne permet d’apporter cette preuve ;

  • jusqu’à cinq ans pour les données utilisées au suivi du temps de travail.

Ces durées dépendent de la finalité du traitement. Elles ne constituent pas une autorisation générale de conserver toutes les données pendant cinq ans.

Source : CNIL, géolocalisation des véhicules des salariés.


Quelles obligations d’information et de désactivation ?

Avant de déployer un dispositif de géolocalisation, l’employeur doit informer ou consulter les instances représentatives du personnel lorsque cela est requis. Chaque conducteur doit être informé de l’identité du responsable du traitement, des finalités, des destinataires des données, des durées de conservation et de ses droits.

Le salarié doit également pouvoir désactiver la collecte ou la transmission de sa position en dehors du temps de travail. L’employeur peut contrôler la fréquence ou la durée des désactivations et demander des explications en cas d’abus.

Le traitement doit être inscrit au registre des activités de traitement de l’entreprise. Les accès aux données doivent être limités aux personnes habilitées et les mesures de sécurité adaptées doivent être mises en place.


Quelles règles pour les données de localisation des véhicules connectés ?

La CNIL a adopté une recommandation consacrée aux données de localisation des véhicules connectés, publiée au Journal officiel le 30 juin 2026. Elle concerne les professionnels qui exploitent ces données, notamment dans les domaines de la gestion de flotte, de la maintenance et des services liés aux véhicules.

Cette recommandation aborde des questions spécifiques, comme la prévention du vol et la gestion des données de localisation par les loueurs. Pour la prévention du vol, la dernière position connue peut suffire dans de nombreuses situations. Une conservation plus longue doit être justifiée par la finalité poursuivie et les circonstances.

Ce cadre relatif aux véhicules connectés doit être distingué des règles spécifiques à la géolocalisation des salariés. Les obligations applicables dépendent de l’usage des données et des personnes concernées.

Source : CNIL, recommandation sur les données de localisation des véhicules connectés.


Comment déployer un système de géolocalisation sur une flotte de camions ?

Le déploiement commence par un état des lieux du parc et des besoins de l’entreprise. Cette étape permet de choisir les modes de connexion, de chiffrer le matériel nécessaire et de préparer les règles d’utilisation des données.


1. Recenser les véhicules et les équipements

Commencez par identifier les camions, remorques et engins à suivre. Pour chaque équipement, vérifiez la disponibilité des données constructeur, la possibilité d’installer un boîtier et la pertinence d’un capteur autonome.

Ce recensement permet de déterminer le matériel nécessaire et de prévoir les interventions éventuelles.


2. Définir les usages et les données nécessaires

Précisez les objectifs du dispositif : suivi des trajets, contrôle des mouvements sur les chantiers, maintenance, sécurité ou analyse de l’utilisation des véhicules.

Le choix des données doit correspondre à ces objectifs. Il faut également définir les personnes autorisées à consulter les informations et les durées de conservation adaptées.


3. Préparer le déploiement et informer les conducteurs

Organisez les installations et les connexions constructeur selon les contraintes du parc. Informez les salariés et les instances représentatives du personnel conformément aux obligations applicables, avant la mise en service.

Vérifiez aussi les modalités de désactivation de la géolocalisation hors temps de travail et les paramètres de sécurité de la plateforme.


4. Paramétrer les alertes et suivre les résultats

Définissez les zones de dépôt et de chantier, les alertes de sortie de zone et les échéances de maintenance utiles à l’exploitation. Identifiez les personnes qui recevront ces alertes et vérifiez que les données remontent correctement.

Après le déploiement, évaluez régulièrement l’utilité des fonctionnalités retenues et ajustez les paramètres aux besoins réels de l’entreprise.


Géolocalisez vos camions et centralisez les données de votre flotte avec Fleeti

La gestion d’une flotte de transport ne se limite pas à connaître la position d’un camion. Les responsables doivent aussi suivre l’utilisation des véhicules, anticiper leur entretien et disposer d’informations fiables pour piloter leur activité.

Fleeti centralise les données disponibles sur les véhicules, les remorques et les engins, grâce à la connexion constructeur et à des équipements télématiques adaptés au parc. Cette approche permet de regrouper les informations dans une même plateforme et d’adapter le suivi aux spécificités de chaque flotte.

Pour découvrir les possibilités de connexion de votre parc et identifier les fonctionnalités adaptées à vos besoins, demandez une démonstration de Fleeti.

Comment géolocaliser un camion professionnel ?

Pour géolocaliser un camion professionnel, il est possible d'utiliser les données transmises par le constructeur, d'installer un boîtier télématique ou de recourir à un capteur autonome pour certains équipements. Les positions sont transmises à une plateforme qui permet de suivre les déplacements et l'historique des trajets. Le choix dépend du véhicule, des données disponibles et des besoins de la flotte. En France, lorsque le dispositif permet de suivre un salarié, son utilisation doit respecter les règles de la CNIL, notamment en matière d'information des conducteurs et de collecte hors temps de travail.