vol de carburant
Kaajal Gungadeen

Kaajal Gungadeen

Content & Editorial Specialist

Ce que votre budget carburant ne vous dit pas

Une partie de votre carburant brûle sans rien produire. Ce phénomène courant est rarement mesuré et bien plus coûteux qu'on ne l'imagine.


Il y a des chiffres qu'on valide sans vraiment les regarder. Le carburant, dans une entreprise de travaux publics, est souvent l'un d'eux. La facture arrive. Elle est dans les clous ou presque. On passe à autre chose. 

C'est compréhensible. Quand on gère des chantiers, des équipes, des délais et des appels d'offres simultanément, il faut choisir ses batailles. Le carburant semble une dépense incompressible. Une contrainte, pas un levier. 

Sauf que ce raisonnement coûte cher. 

La facture est là. Mais la vraie dépense, elle, reste cachée.

Selon une analyse d'Equipment Watch, le carburant représente près de 42 % des coûts d'exploitation des engins de chantier devant la maintenance, les pièces et la main-d'œuvre. C'est considérable. Et pourtant, dans la majorité des entreprises de TP, personne n'est vraiment en mesure de répondre à cette question simple :  

Combien de ces litres ont réellement produit de la valeur ? 

Pas le total consommé, car cette réponse est déjà disponible sur votre facture. La part productive. Celle qui correspond à du terrassement réalisé, des tranchées creusées, des matériaux compactés. 

La différence entre les deux, c'est ce qu'on appelle la consommation non productive. Et dans les flottes peu instrumentées, elle est loin d'être négligeable. 

Ce qui se passe réellement sur le terrain

Un moteur allumé n'est pas forcément un moteur qui travaille. 

Sur un chantier actif, les engins passent une partie significative de leur temps à attendre des matériaux, des consignes, une coordination qui tarde. Moteur allumé. Carburant consommé. Valeur produite : zéro. 

À côté de ça, il y a les écarts de ravitaillement. Les volumes déclarés qui ne correspondent pas toujours aux jauges. Les petits glissements qui, sur une année et une flotte de dix engins ou plus, finissent par représenter des sommes que peu de directeurs de chantier imaginent. 

Ce n'est pas une question de mauvaise volonté. C'est une question de visibilité. Ces situations existent partout dans le monde, les études sectorielles de Caterpillar, McKinsey ainsi que Geotab le documentent. En Afrique subsaharienne, elles sont amplifiées par la distance entre les chantiers et les centres de décision, et par la faiblesse des outils de suivi encore très répandus dans le secteur. 

L'impact sur vos marges est plus direct qu'on ne le pense.

Voici ce que beaucoup de directeurs financiers découvrent trop tard. 

Une dérive carburant de 10 à 12 % sur un chantier, dans la fourchette couramment observée dans les flottes non instrumentées, peut absorber une part déterminante de la marge nette attendue. Sur certains projets, elle l'efface entièrement. 

Ce n'est pas un scénario théorique. C'est un mécanisme documenté, chiffré, et parfaitement évitable. 

La bonne nouvelle : les entreprises qui ont choisi de mesurer précisément leur consommation ont constaté des réductions significatives en moins d'un an. Sans réduire leur activité. Sans investissement massif. Juste avec la donnée. 

Votre budget de carburant ne vous dira pas tout 

Notre étude entre dans le vif du sujet. Elle décortique chaque source de perte, la chiffre sans détour, et révèle pourquoi les chantiers d'Afrique subsaharienne sont les plus exposés. Surtout, elle montre concrètement comment des entreprises de TP ont repris la main sur leur carburant et transformé une fuite silencieuse en levier de performance. 

Il s'appuie sur des données publiées par McKinsey, la Banque Mondiale, Caterpillar et Geotab. Il est écrit pour les directeurs de flotte, chefs de chantier et dirigeants d'entreprises de TP en Afrique. Il est gratuit. 

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